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Une augmentation des taxes sans heurts

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Le congrès péruvien a adopté la semaine dernière une loi imposant une hausse de 5% des taxes minières, mettant ainsi en place l'une des promesse de campagne du président Humala, qui avait beaucoup effrayé les investisseurs étrangers au Pérou.

L'élection d'Humala en Juin dernier avait en effet entrainé des réactions de panique sur les marchés boursiers, ceux-ci craignant que le président de gauche rejoigne, dans sa politique, les pays de gauche anti-occidentaux tels que la Bolivie ou le Vénézuela. Et pour cause : Hugo Chavez avait soutenu et financé en partie la campagne de Humala en 2006 (ce qui avait d'ailleurs couté la victoire à ce dernier d'après certains observateurs).
Aussi les marchés péruviens ont-ils connus d'importantes pertes début juillet : plusieurs investisseurs étrangers ont décidé de retirer leurs fonds du Pérou, notamment des mines, le programme du nouveau président (et notamment la partie « taxer les industries minières pour financer les politiques sociales ») les effrayant.
C'est pourtant par la négociation que le président a réussi a faire promulguer cette loi, sans aucun affrontement avec les acteurs de industrie minière. Au contraire, Pan American Silver, le second producteur d'or du monde, a déclaré que la hausse était tout à fait supportable, qu'elle n'aurait qu'un impact négligeable sur les bénéfices de l'entreprise, et que cette dernière continuerait à parier sur le Pérou.
Le gouvernement de Humala n'avait en fait aucun intérêt à aller vers l'opposition frontale avec les industries minières, ces dernières formant la principale source de revenus du pays. Le Pérou serait en effet, d'après le « Silver Institute », le second producteur d'argent du monde, après le Mexique. Le pays est également un des principaux producteurs d'or.
La loi devrait permettre au gouvernement de débloquer un milliard de dollars supplémentaires pour financer ses nouvelles politiques sociales.

Source : Oro y finanzas, 28/09/2011
http://www.oroyfinanzas.com/2011/09/nuevos-impuestos-a-la-mineria-en-peru/

Précision

Dans la plupart des pays d'Amérique Latine (je n'ose pas dire "tous", il faudrait vérifier) la prise de fonction est postérieure de plusieurs semaines à plusieurs mois à la date de l'élection. C'est un détail, mais qui peut compter (ex. dernières mesures d'un président sur le départ... ou premières bourdes du président élu et pas encore en fonctions... http://www.hispanioo.com/index.php/post/2011/07/13/Premier-scandale-pour...)
Ainsi, Humala a pris ses fonctions le 28 juillet, mais son élection remonte au 5 juin.

Erreur rectifiée !

C'est bon à savoir... J'étais pourtant persuadée d'avoir lu des trucs sur son "élection en juillet", mais peut-être des erreurs de journalistes français...
Merci !

De l'intérêt de vérifier ses infos! :)

Comme l'Amérique latine, c'est loin, et que ça intéresse peu de gens (sauf en période de Dakar...), il arrive que les journalistes simplifient les événements pour que leur lectorat suive. Ca serait long à expliquer, cette histoire de prise de fonctions décalée par rapport à l'élection. Ca ne correspond pas aux schémas européens. Et je ne reparlerai pas du coup d'Etat du Honduras en 2009 (tiens, en fait, si!), qui frôle la malhonnêteté intellectuelle. Ou un travail insuffisant, au choix.
Et pas de souci, le but de l'exercice, c'est d'apprendre! Ca passe aussi par des erreurs (pour moi comme pour vous) :D