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Premier cas de corruption dans le gouvernement Humala.

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Après un début de présidence sous de bons auspices, les troubles commencent pour Ollanta Humala.

Et la crise vient de haut, puisque c'est le second vice-président péruvien, Omar Chehade, qui est impliqué ces derniers jours dans une affaire de trafic d'influences.
L'homme politique aurait participé à une réunion dans un restaurant de Lima avec trois généraux (le « ménage » opéré par Humala dans l'armée n'a apparemment pas suffi), réunion dont le but était d'organiser une intervention policière pour expulser l'entreprise sucrière « Andahuasi », dont les actionnaires sont en ce moment en litige avec le grand groupe Wong.
Chehade n'a pas démenti avoir participé à la réunion mais n'a, selon lui, aucun lien avec l'expulsion de l'entreprise concurrente de Wong.
Si les déclarations sous serment des généraux présents à cette fameuse réunion, ainsi que celles du frère et d'un ami de Chehade également présents (oui, c'était une soirée entre amis on vous a dit !) mettent en cause le vice-président, l'affaire pourrait bien couter à Humala sa précieuse popularité.
Après avoir effrayé une partie de la population avec un discours d'extrême gauche lors de sa campagne, le président obtient en effet aujourd'hui 62% d'opinions positives sur sa gestion du pays, chiffre qui doit faire rêver beaucoup de chefs d'État ! La population considère en effet qu'il respecte sa promesse d'une meilleure intégration sociale, et les investisseurs sont quant à eux soulagés de la modération de sa politique (voir Latinioo 30/09/2011 : http://www.latinioo.com/drupal/latinioo-p%C3%A9rou/une-augmentation-des-... ). Un de ses chevaux de bataille est d'ailleurs la lutte contre la corruption (voir Latinioo 17/10/2011 : http://www.latinioo.com/drupal/latinioo-p%C3%A9rou/humala-continue-sa-s%... ).
La réaction du président ne devrait donc pas attendre le terme des 75 jours du procès s'il veut sauver son image de réformateur. La démission immédiate du vice-président, qui a d'ores et déjà affirmé qu'il refusait un traitement de faveur, serait, d'après certains observateurs, une manière de sauver l'honneur et de protéger la réputation du gouvernement. Chehade semble d'ailleurs lâché par ses amis dans cette affaire, puisque les pressions sur sa démission proviennent de partout, y compris de son propre camps. Parmi ces réactions on trouve celle de la première dame du pays, Nadine Heredia, qui a réagit assez violemment contre l'homme politique sur son compte Twitter.

Source : infolatam, 23/10/2011
http://www.infolatam.com/2011/10/23/peru-humala-afronta-la-primera-crisi...