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La "niña bonita" séduit les investisseurs chiliens.

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Un pays où (presque) tout est à faire en terme d'infrastructures, mais dont la croissance galope : destination idéale de l'investisseur ?

C'est en tous les cas la conclusion à laquelle sont arrivés plusieurs entreprises chiliennes... La Direcon (direction générale des relations économiques internationales) a en effet constaté que le Pérou était devenu pour le premier semestre de 2011 la première destination des investissements chiliens, avec des investissements s'élevant à 1.099 millions de dollars, ce qui représente 31,9 % du chiffre total des investissements chiliens.

Le mouvement date de 2005 en ce qui concerne les grandes entreprises de détail (telles que Cencosud). Nouveauté : ces entreprises entraineraient aujourd'hui avec elles une partie de leurs fournisseurs chiliens, et même des entreprises de secteurs de plus en plus diverses. Sont concernées aujourd'hui des petites et moyennes entreprises de tous les secteurs, notamment de la construction, des services et de l'industrie.
Un exemple de ces entreprises chiliennes prêtes à investir au Pérou : l'entreprise agricole Río Blanco, principale exportatrice de raisin de table du Chili, veut investir dans des terres péruviennes pour produire du raisin et des avocats.

Qu'est-ce qui pousse les entreprises del « pais del sur » à investir au Pérou ? Tout d'abord une très bonne croissance ces dernières années, qui a valu au Pérou le surnom de “niña bonita” de la région. De plus, le pays est pour l'instant très mal équipé en infrastructures, tout reste donc à faire, ce qui fait miroiter aux investisseurs des marges plus intéressantes que celles du Chili, où les investissements se font avant tout dans l'entretien des infrastructures existantes. Ainsi les investissements concernent beaucoup d'entreprises de construction, telles que Inmobiliaria Nova, Constructora Cadel , ou encore Mecanotubo Chile. Enfin, argument non négligeable pour une entreprise à but lucratif, la main d'œuvre, et surtout l'énergie (dont le coût peut atteindre aujourd'hui 70% de la production), sont moins chères au Pérou qu'en Chili.

Reste à conserver ces investissements... Pour cela la pression est mise sur le président Humala, dont l'élection récente avait fait frissonné les investisseurs, mais qui semble pour l'instant tout à fait conscient de son intérêt à ne pas trop bousculer ces derniers. (voir mon article du 30/09/2011 « une augmentation des taxes sans heurts », dans Latinioo Pérou).

Source : El comercio Perù, 10/10/2011
http://elcomercio.pe/economia/1315513/noticia-empresas-chilenas-alistan-...