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Humala continue sa série de réformes : au tour de la police.

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Après plusieur réformes, le président Humala s'attaque à présent à un autre des grands maux de l'Amérique latine : la corruption.

Son gouvernement a en effet présenté ce mardi 12 octobre sa réforme de la police, dont le principal point, la mise à la retraite anticipée de 30 généraux, a fait beaucoup de bruit.
Cette loi prévoit en effet de passer le nombre de généraux de la police péruvienne de 55 à 25, l'objectif étant d'améliorer la discipline « en déclin ces dernières années » d'après le premier ministre, Oscar Valdés.

Les effectifs de la police passeraient en fait de 55 généraux, 900 colonels, et plus de 2.000 commandants, à 25 généraux, 300 colonels, 900 commandants, 1.200 majors, et plus de sous-officiers (lieutenants et capitaines) que précédemment. La structure pyramidale de cette nouvelle police péruvienne permettrait un meilleur contrôle politique, et une meilleure efficacité.
Car le premier objectif de cette réforme est bien sûr de lutter contre la délinquance et la corruption politique, ainsi que contre le narcotrafic. Les révélations dans la presse de cas de corruption de généraux, impliqués dans différents trafics se sont en effet multipliées ces dernières années. Selon Oscar Valdés, cette réforme est donc un « moyen étudié » pour remédier à cette dégradation de l’institution.

Cette loi est pourtant très critiquée, tout d'abord bien sûr par les généraux concernés : ces derniers reprochent au gouvernement une décision arbitraire et sans réflexion, qui confond les « bons généraux » et ceux impliqués dans des affaires illégales. Le premier ministre a en effet précisé que la mise à la retraite concernait aussi des généraux respectables, mais qu'elle était nécessaire.
D'autres crient même au complot, comparant les méthodes du nouveau gouvernement avec celles de la dictature de Fujimori (1990-2000). Humala tenterait en effet d'après ses détracteurs de placer ses connaissances à tous les hauts postes de l’État, pratique qui rappelle de mauvais souvenirs à la plupart des Péruviens. Le gouvernement répond à ces accusations en mettant en avant le fait que le nouveau directeur de la police, n'est autre que le général Raùl Salazar, chef de la sécurité de l'ancien président Garcia, opposant de Humala.

Source : terra.pe, 11/10/2011
http://noticias.terra.com.pe/elecciones-presidenciales/2011/peru-humala-...

Bon travail

Un article clair et complet, vous avez compris et reformulé l'information d'origine, très bien!
Une remarque cependant: votre dernière phrase donne à comprendre que le gouvernement rejette la responsabilité de ces changements sur le chef de la police ("en montrant du doigt") alors que ce chef de la police prend ses ordres du gouvernement. Ce que fait ici le gouvernement, c'est souligner qu'il n'y a pas de purge politique en donnant l'exemple du chef de la police, lequel n'est pas un affidé de Humala.

Juste une erreur de langage

C'est vrai, ce n'est pas ce que je voulais dire. Erreur rectifiée !