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Xatruch 2 ou le renforcement de l'insécurité au Bajo Aguán

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Entre janvier 2010 et octobre 2011, 40 personnes liées aux organisations paysannes ont été assassinées au Honduras.

La région agricole de la côte atlantique au nord du pays appelée « bajo aguán » est l’objet de toutes les convoitises. En effet elle a la particularité de cultiver la Palme, plante d’origine africaine prisée pour son huile à travers le monde.

C’est depuis le projet de modernisation agricole de 1992 engagé par le gouvernement hondurien, que 3500 familles se sont vu dessaisir leur terre au profit de grands producteurs appelés « terratenientes » tel que : Reinaldo Canales, René Morales et Miguel Facussé. Ce sont ces trois grands producteurs d’huile de Palme qui au fil des années se sont accaparé 20 000 hectares de terre de façon complètement immorale. Ils exploitent la plus grande partie des terres cultivables et fertiles à des fins d’exportation. Le reste des terres est alors exploité par de petits producteurs qui approvisionnent le marché national. De plus une parties des terres agricoles appartenant a ces « terratenientes » restent improductives, alors que ces petits producteur peine a agrandir de quelques mètres carrés leurs terres alors que c’est plus de ¾ des produits agricoles consommés qui proviennent de leurs cultures.

Les paysans se sont alors regroupés, constituant des mouvements protestataires (MUCA, MCA, MARCA) ayant pour but de revendiquer leur droit à l’alimentation pour l’accès aux terres agricoles. Ces paysans révoltés sont réprimés, persécutés, torturés et tués. L’Institut National Agraire (INA) envahi. S’en suit de nombreux assassinats de militants mais aussi de personnes innocentes.

C’est le 14 Aout à l’origine d’un affrontement confus, que cette fois-ci ce sont des hommes appartenant à la guérilla armée de Facussé qui sont tués. Ces guérilleros sont censés protéger ses terres ou plutôt…tuer ceux qui s’en approchent. C’est alors sur l’ordre du président Lobo que l’opération Xatruch 2 est lancé avec le déploiement de forces militaires et de police sur cette région, afin de rétablir l’ordre et d’opérer à un désarmement (sous-entendu : des paysans). Opération ayant déjà eu lieu en 2010 sans qu’aucune arme ne soit trouvée. Le gouvernement tente de trouver un responsable à ce désordre criminalisant la lutte paysanne, alors que le fléau du trafique de stupéfiants fait rage dans cette région ou la police est corrompue.

Par un décret le gouvernement a tenté de trouver une alternative offrant de restituer une partie des terres aux producteurs. Cependant celle-ci convient de faire payer les paysans afin d’acheter ces terres « appartenant au terratenientes », sur la base d’un taux d’emprunt de 10%. Soit environs 4700 hectares pour 636 millions de Lempiras (23.3 millions d'euros)

Cela ne résolvant qu’une petite partie des problèmes agraires, et ne garantissant pas la fin des répressions. De plus les paysans sont pauvres et le monde est en crise.

15/11/2011

http://nicaraguaymasespanol.blogspot.com/2011/11/honduras-llamamiento-ur...
http://alternativalatinoamericana.blogspot.com/2011/11/demandan-solidari...
http://www.fian.be/spip.php?article175
http://www.laprensa.com.ni/2011/08/20/politica/70459
http://voselsoberano.com/v1/index.php?option=com_content&view=article&id...
http://www.lanuevarepublica.org/?p=16258

Précisions

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