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Les Boliviens face au virus du SIDA.

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A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le 1er décembre, l'heure des bilans a sonné.
Il est alors de bon sens de faire un point sur la situation de la Bolivie aux vues de ce virus mondialement combattu.

Alors que certaines organisations internationales (OMS, l’Unicef et l’ONUSida) combattent avec conviction forte cette maladie, la Bolivie reste un pays où la discrimination envers les personnes atteintes du virus est importante.

Notons que ces dites organisations posent, pour l’horizon 2015, l’objectif qui est le suivant :
« Zéro nouvelle infection, zéro discrimination et zéro décès ».
Paroles bien optimistes, certes, qui pourraient être qualifiées d’utopiques, si l’on s’accorde à regarder la situation mondiale face au virus.

La préoccupation principale de la Bolivie quant au Sida est la discrimination endurée par les personnes atteintes par la maladie ou seulement porteuses du virus VIH.
Les Boliviens atteints du virus subissent les pires formes de discriminations, dues à l’ignorance et la peur des individus alentours.

Il est donc important que l’ensemble de la société se rende compte que le fait de rejeter ces personnes atteintes, peut être autant destructeur que les effets de la maladie elle-même.
La ségrégation subie par les malades entraine un mal-être, venant la plupart du temps amplifier leur fragilité morale et physique.

Une enquête réalisée entre 2007 et 2009 vient reconnaitre ces faits : le pays reconnait le groupe d’individus porteurs du virus ainsi que ceux ayant déclaré la maladie comme celui le plus discriminé de la société.

Un nouveau rapport, effectué cette année, vient approfondir l’enquête en s’intéressant à la vie de chacune de ces personnes.
Cet écrit rapporte que les principales ségrégations sont subies dans le foyer du malade, à son lieu de travail, ou encore à l’hôpital.

De toutes ces sources de discrimination, celle qui attire le plus l’attention est celle subie dans le foyer familial. Effaçant le rôle premier de l’enceinte familiale, qui est de soutenir et d’accompagner ses proches, ce rejet conduit à des cas extrêmes de discrimination et d’isolement.

Il a été rapporté également que les médecins, le personnel hospitalier et de nombreux autres patients sont à l’origine de ces rejets. Le rapport incite donc les autorités à créer des politiques qui viendraient résorber ces discriminations, afin d’éradiquer l’abandon des centres hospitaliers par les malades, causé par leur rejet.

En définitive, le rapport trouve comme responsables le manque d’information (sur la maladie, les risques de contamination, les traitements) et le manque de politiques nationales et régionales.
De telles politiques sont primordiales dans l’état actuel du monde vis-à-vis du SIDA pour venir contrecarrer la maladie elle-même, ses effets sur la santé et sur le moral des victimes.

La Bolivie, comme grand nombre de pays, a beaucoup à faire pour stopper la propagation du virus, en constante augmentation depuis 1980. Mais elle doit, dans une même mesure, se préoccuper de la discrimination qui ajoute un poids au combat des personnes malades.

Il en revient évidemment à l’État d’assurer légalement ces dérives, mais il est avant tout essentiel que la société commence à prendre conscience que le problème ne se résorbera pas en éclipsant la maladie et ceux qui la supportent, mais au contraire en apportant combativité, soutien, compréhension aux victimes.

Source : Journal La Razon, Jeudi 1er Décembre 2011.
Lien ; http://www.la-razon.com/version.php?ArticleId=142123&EditionId=2732