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La Bolivie sur le banc des accusés

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Ce dimanche 13 Novembre, l'ONU accusait la Bolivie d'être devenue le fournisseur officiel de l'Amérique Latine en cocaïne.

Le représentant de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le Crime (ONUCD), César Guedes, accuse le pays d’être le premier narcotrafiquant, en majeure partie en affaire avec l’Amérique du Sud, mais aussi vers l’Europe.

Même si selon lui le pays en est encore au stade de « pays de transit », sa position stratégique sur ce marché de la drogue serait une manière de le
conquérir. La Bolivie occupe une position de tremplin dans le narcotrafic, depuis la Colombie et le Pérou, et récemment depuis les pays émergents (Chili, Argentine et Brésil), ce qui pourrait mener le pays à se développer dans le domaine.

A noter, la Bolivie avait reconnu une hausse du narcotrafic à l’intérieur du pays ainsi qu’à ses frontières, et a mis en place, depuis cette constatation, un renforcement les contrôles aux frontières boliviennes, afin de réguler l’entrée et/ou la sortie des substances illicites.

Cette accusation fût tout de même mal reçue, notamment par Julio Salazar, sénateur au Mouvement Socialiste bolivien (MAS), qui rétorque que l’ONU se soumet aux intérêts capitalistes américains.

Les déclarations de l’ONU, de surcroît injustifiées, seraient au service de la puissance des Etats-Unis, et auraient été annoncées dans le but de discréditer le gouvernement bolivien sur la scène internationale. Salazar réclame alors une justification des dires de l’ONU par des faits réels,
de façon à ce que l’accusation soit crédible.

Le sénateur demande également aux Nations Unies de se pencher sur le cas de la Colombie, à aucun moment mise en cause, bien qu’elle ne soit reconnue pour être le leader mondial dans le trafic de cocaïne depuis des années, avec des plantations de coca plus étendues.

En effet, selon Interpol, la Colombie dominait 70% du marché mondial de la drogue en 2000.

Les conséquences du narcotrafic bolivien
La sénatrice Centa Rek, intégrante du camp accusant la Bolivie, tire la sonnette d’alarme quant à l’expansion de la consommation de drogue en Amérique Latine,
provoquée par le narcotrafic, bien trop présent dans cette partie du monde.

Elle met en garde la Bolivie, déclarant que tôt ou tard elle se retrouvera confrontée à de nombreux problèmes, provoqués par ces pays qui voient leur population de jeunes sérieusement touchée par ce marché mortel.

De ce fait, elle suggère aux autorités de d'éradiquer les plantations de coca du pays. Selon elle, le fait de maintenir la production de la plante incite les
grands cartels de la drogue à continuer le trafic.

Pour ce faire, le Gouvernement bolivien nécessitera une aide logistique mais aussi technique, afin de trouver la juste quantité de coca nécessaire au pays.

Cet appui, sans lequel le pays ne pourrait se débrouiller et s'en sortir seul, met l'accent sur la dépendance de la Bolivie au commerce illicite de la cocaïne, et son implication dans le réseau mondial des narcotrafiquants.

Source : http://www.opinion.com.bo/opinion/articulos/2011/1114/noticias.php?id=31869.
Journal en ligne, lundi 14 Novembre 2011.

Faits divers..

Quelques résultats viennent déjà d'être enregistré suite à la mise en place de cette politique anti-drogue. En effet, 11 personnes ont été arrêté avec plus de 74 kg de cocaïne.
La première arrestation a été effectué à Pisiga, ville proche de la frontière avec le Chili, 38.5 kg de cocaïne ont été retrouvé et cela a engendré l'arrestation de 2 chiliens et 1 bolivien.
La deuxième opération effectué à Oruro a permis la saisie de 36 kg et l'arrestation de 8 boliviens.
Rappelons que selon l'ONU, la Bolivie est le 3ème producteur de cocaïne derrière le Pérou et la Colombie.

http://espanol.upi.com/Noticias-destacadas/2011/11/28/Polica-antidroga-d...